La cigarette n’est pas seulement la principale cause de cancer du poumon, elle incite aussi à prendre des habitudes alimentaires qui sont mauvaises pour la santé cardio-vasculaire notamment.
Mais prendre la bonne résolution d’arrêter de fumer n’est pas si simple car si une santé améliorée entre dans les points positifs, la prise de poids est clairement un frein, particulièrement chez les femmes. Mais cette prise de poids n’est ni inéluctable, ni définitive ! Voyons plutôt.
Alimentation de fumeurs, quelles différences ?
Régime alimentaire du fumeur
Avant d’entreprendre un sevrage tabagique, il est important de prendre conscience de ce que le tabac induit comme changements dans les comportements alimentaire, sportif et physiologique afin d’anticiper et de prendre de nouvelles habitudes avant le sevrage ce qui le rendra plus simple et plus durable :
- Une des premières différences est un comportement alimentaire très différent entre les fumeurs et les non-fumeurs. En effet, la nicotine induisant une altération du goût et une dépense énergétique plus importante, elle entraîne une consommation de groupes alimentaires différents, ce qui peut donner lieu, en terme de vitamines et de micronutriments, à des carences.
- De plus, un fumeur ayant une masse musculaire plus élevée, il consomme plus de protéines. Enfin, son métabolisme lui permettant d’éliminer plus facilement la caféine, on observe une consommation de café, de thé plus importante que les non-fumeurs.
Le fumeur consomme :
- Plus de viandes en sauce, charcuterie, fritures, lait entier, excitants de type : alcool, café, thé, du sel, graisses saturées.
- Moins de céréales, fruits et légumes, graisses végétales, glucides complexes, fibres, vitamines C, E, béta-carotène, micronutriments (zinc, etc.).
Métabolisme du fumeur
Une autre différence essentielle entre les fumeurs et les non-fumeurs est celle du métabolisme :
- En effet, celui des fumeurs présente une dépense énergétique accrue : entre 6 et 10 % de plus par rapport aux non-fumeurs.
- Cette dépense énergétique est due au fait que la nicotine permet de brûler plus de graisses et aussi au fait qu’un fumeur brûle naturellement plus de calories à l’effort. De plus, la nicotine est reconnue comme étant un coupe-faim.
Non-fumeurs : de nouvelles habitudes alimentaires
Le sevrage tabagique entraîne bien sûr des symptômes de sevrage qui disparaîtront peu à peu : difficulté d’endormissement, anxiété, stress, nervosité, difficultés de concentration, augmentation de l’appétit et donc, dans 2/3 des cas : prise de poids.
Une démarche pour faciliter ce sevrage consiste à faire un bilan alimentaire avant de le commencer et de prendre de nouvelles habitudes pour faciliter l’étape d’arrêt du tabac :
- manger plus de fruits et légumes ;
- réduire l’apport en graisses saturées (beurre, sauces, …) et augmenter celui en graisses insaturées (poisson…) ;
- augmenter les produits céréaliers, les légumineuses ;
- réduire les excitants et l’alcool et augmenter la consommation d’eau (jusqu’à 2 litres/jour) ;
- reprendre ou augmenter l’activité physique.
Sevrage tabagique : comment s’y prendre ?
Une fois bien préparé, on peut se lancer plus serein dans le sevrage tabagique proprement dit. Il ne faut pas hésiter à consulter et à se faire aider que ce soit par un tabacologue ou un nutritionniste, grâce aux substituts tabagiques :
- Avec l’arrêt du tabac, le goût et l’odorat vont réapparaître et le plaisir de manger également d’où l’intérêt d’avoir pris de nouvelles habitudes alimentaires qui permettront de ne pas grignoter ou absorber des aliments trop sucrés, salés, gras.
- Au bout de quelques semaines ou quelques mois, l’appétit va se réguler et si la prise de poids a été raisonnable, elle correspondra au poids naturel de la personne, c’est-à-dire celui qu’elle aurait peser en tant que non-fumeur.
- Il est reconnu que, dans la plupart des cas (environ 2/3), l’arrêt du tabac entraînera une prise de poids. Ceci est en soi un frein au sevrage, mais finalement, une bonne anticipation et la certitude que cette prise de poids n’est pas forcément définitive doit permettre de continuer dans la bonne voie. D’autant qu’une fois passé ce cap difficile des retentissements positifs sauront aplanir certaines difficultés : retrouver la santé, les goûts et l’odorat, reprendre une activité sportive, avoir une plus belle peau.
Arrêter de fumer n’est pas simple, nos contenus complémentaires peuvent vous aider :
- Découvrez pas à pas dans notre fiche pratique comment arrêter de fumer sans grossir.
- Voici comment arrêter de fumer progressivement.
- Pour arrêter de fumer, les plantes peuvent vous aider.